Dans le NF du 27 mai dernier, M. le Conseiller d’Etat Jacques Melly tire sur le loup: «De gros nuages planent sur la chasse! La réapparition du loup représente un danger manifeste pour notre tourisme. On doit réguler cette espèce sinon nous allons au-devant de gros problèmes». Dans l’édition NF du 14 juin 2013 il dit la même chose du lynx! A la lecture de ces deux articles fauna•vs s’est demandé en quoi la réapparition du loup pouvait bien représenter un danger pour le tourisme? Et quels pourraient bien être les gros problèmes auxquels M. Melly fait allusion en parlant du loup, et même du lynx?

Au mois de janvier, Gareth Morgan, économiste néo-zélandais, a provoqué un tollé en lançant une campagne en faveur de l’éradication des chats domestiques. Selon lui, ils portent gravement atteinte à la biodiversité et seraient responsables de la raréfaction, voir même de la disparition de plusieurs espèces d’oiseaux indigènes de Nouvelle- Zélande. Mais qu’en est-il réellement? Deux études récentes, réalisées aux Etats-Unis et en Italie, se focalisent sur l’impact de nos chats domestiques sur la faune sauvage.

fauna•vs info étant la feuille de liaison du Réseau Chauves-souris Valais (RCVS), une partie du rapport annuel d’activité y sera désormais publié. Evidemment, tous les détails ne peuvent pas y être présentés, mais si un projet vous intéresse, si vous avez des idées à mettre en oeuvre ou des pistes de financement, vous pouvez vous adresser directement au responsable du RCVS (voir dernière page du présent bulletin).

Les études sur la faune valaisanne ne se résument pas uniquement aux huppes, torcols, tétras et autres loups ou lynx. D’autres habitants de nos contrées sont aussi examinés de près par les biologistes. Par exemple, le vairon européen a fait l’objet d’une étude concernant son adaptation locale à différents milieux. Les conclusions générales de cette recherche sont décrites ici.

En Suisse occidentale, pour la deuxième année consécutive, un jeune, nommé Denis (W109), s’est envolé avec succès. Dans cette région, les analyses génétiques nous ont apporté un éclaircissement surprenant sur la situation. Malgré quelques signes prometteurs, le couple séjournant près de Loèche-les-Bains (VS) est toujours dans une phase d’installation, sans nidification. Dans les Alpes européennes, en 2012, dix jeunes gypaètes barbus (Gypaetus barbatus) «sauvages» (14 en 2011) se sont envolés et dix ont été relâchés (9 en 2011). Le programme international de réintroduction s’est étendu au Massif Central (France) avec deux individus lâchés dans les Grands Causses pour tenter d’établir un lien entre la population des Alpes et celle des Pyrénées. Au total, depuis le début du programme de réintroduction en 1986, ce sont plus de 190 oiseaux qui ont été lâchés et 115 qui sont nés en nature.